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Microfinance

COMPOSANTE FINANCES RURALES PPRR

La composante vise à assurer l’accès aux services financiers dans les sites d’intervention du programme à travers le développement et l’offre de produits financiers de proximité et adaptés aux besoins des groupes cibles et des communautés des pôles de partenariat.

Le budget alloué à cette composante s’élève à USD 1.6 million.

Les orientations de la composante ASFR du PPRR sont basées sur 3 axes stratégiques principaux :

Axe stratégique 1 : Permettre l’accessibilité aux services financiers de proximité à travers le développement et l’offre de services financiers d’épargne et de crédit concrétisée par la création ou consolidation de point de services financé par le programme Point de service Otiv

Le réseau OTIV s’est engagé, par contrat, avec le PPRR à rencontrer des objectifs précis dans sa zone d’intervention, en ce qui concerne l’accès aux services financiers, la viabilité des points de services, le volume de crédit accordé pour certains types de produits financiers liés à l’agriculture, dont le crédit campagne, soudure, pour le petit équipement, les GCV, le financement des CAM et le crédit aux plus vulnérables.

Des services accessibles. Les points de services OTIV peuvent offrir des services financiers dans tous les pôles en opération du PPRR (08 pôles). Cinq points de services étaient déjà existants et deux ont dû être créés. Les points de services sont tous opérationnels. Fin octobre 2008, ils regroupaient 7 191 membres, pour une moyenne de 1 027 membres par pôle et le pôle comptant le moins de membres (pôle 7, nouvellement créé) regroupait 347 membres. L’objectif pour le nombre de membres était atteint à plus de 90% en 2007.

La typologie des besoins de financement dans le cadre du PPRR est résumée comme suit :

Besoins de services financiers :
  • L’épargne volontaire
  • Le crédit de campagne et soudure
  • Le crédit pour le petit équipement et pour l’élevage
  • Le crédit pour le secteur informel non-agricole
  • Le crédit aux plus vulnérables
  • Le crédit au stockage GCV
  • Le crédit pour le fonds de roulement des Unions de producteurs des CAM
Besoins de financement direct :
  • Les micro-projets agricoles ou non agricoles
  • Les infrastructures de stockage
  • Les infrastructures et les équipements des Unions
  • Une partie des fonds de roulement des Unions
  • Des études de marché et les démarches de certification pour les opérateurs privés
Dans un souci d’accroitre le nombre de bénéficiaires ayant accès aux services financiers, une stratégie de financement de Micro projet, combinant 3 sources : la subvention, le micro-crédit et l’apport bénéficiaire a été mise en œuvre par le PPRR. Dans cette perspective, PPRR considérera la subvention comme :
  • Un outil de co-financement,
  • • Un outil d’incitation qui permet, à coûts et risques partagés, de réaliser un investissement qui serait difficile autrement,
  • Un contrat de résultat qui repose sur des engagements précis du bénéficiaire pour valoriser et démultiplier l’investissement de départ.

Axe stratégique 2 : Contribuer à faire lever les contraintes pour favoriser une offre accrue de services

Cette stratégie consiste à mettre en œuvre des activités qui visent à éliminer les contraintes à l’offre accrue de services financiers de crédit.

Quatre types de contraintes ont été identifiées par le PPRR empêchant une offre accrue de services en milieu rural et ne permettant pas une jonction convenable entre l’offre et la demande de services financiers en milieu rural :

    - les contraintes d’accès,
    - les contraintes liées au risque des crédits,
    - les contraintes de savoir-faire, et
    - les contraintes liées aux conditions d’offre du crédit.

Contrainte n°1 : Contraintes d’accès

L’absence d’une gamme adaptée de produits financiers pour le financement des productions agricoles rurales constitue une contrainte d’accès. Si les produits offerts ne sont pas ajustés aux besoins de crédit des populations, la demande sera plus restreinte, de là l’importance d’exiger que certains produits soient offerts dans le cadre du PPRR.

Contrainte n°2 : Les contraintes liées au risque des crédits

Généralement, les IMF évitent d’accorder des crédits qui représentent un niveau trop élevé de risque. Un certain nombre de risques ne sont pas liés à des facteurs externes tel que : (i) un manque de compréhension de la part de l’emprunteur des principes de l’utilisation du crédit, (ii) des demandes mal formulées ou sans faisabilité, (iii) l’absence de garantie ou leur fiabilité, et (iv) le manque de fidélité des producteurs à leur organisation et le manque de respect des accords convenus. Dans bien des cas, un changement de mentalité est nécessaire. Enfin, certaines contraintes sont externes comme la variation des prix et les risques climatiques.

Contrainte n°3 : Les contraintes de savoir-faire

Si l’IMF connaît mal les productions agricoles, elle préfèrera restreindre son offre, car son manque de maîtrise constitue un risque. Ce manque de maîtrise est caractérisé par : (i) la méconnaissance des productions agricoles et donc des conditions à mettre en place pour assurer la sécurité des crédits (durée, fréquence de remboursement et type de garantie), (ii) la difficulté d’établir les capacités de remboursement des emprunteurs (rendement et rentabilité des productions), (iii) le manque de connaissance des filières, (iv) des capacités déficientes des agents de crédit pour évaluer le risque, procéder à l’instruction, faire le suivi et assurer de façon générale une proximité avec la clientèle, (v) la difficulté d’effectuer des suivis techniques rapprochés par manque de connaissance et à cause des coûts que cela entraîne.

Contrainte n° 4 Les contraintes liées aux conditions d’offre du crédit

Vision et défi du PPRR

Des services financiers intégrés.

Le PPRR s’est engagé à relever un défi important qui consiste à faire entrer les exploitations agricole familiales en milieu rural en difficulté, qui évoluent dans des logiques d’autoconsommation et de dépendance à l’endettement dans une logique de marché. Défi qui implique :
    (i) le renforcement de la base productive qui vise l’intensification et la diversification de productions agricole et

    (ii) l’amélioration de l’accès aux marchés à travers le CAM (Centre d’accès aux Marchés).

Cependant, les conditions d’offre du crédit représentent une contrainte. Les taux d’intérêt relativement élevés ne permettent pas dans certains cas de rentabiliser les crédits. C’est particulièrement le cas pour les investissements à moyen et long termes.

Cette contrainte implique le développement d’un produit financier pour financer les investissements productifs qui permettrait d’une manière progressive, des changements dans les structures d’exploitation pour les porter à la lisière des marchés.

Pour les conditions de crédit, le PPRR a attribué les sommes à l’APIFM, afin qu’elle réalise une étude sur la composition et la justification des taux d’intérêt en analysant chacune de ses composantes, et qu’elle détermine la capacité de rentabiliser les taux d’intérêt selon certaines grandes utilisations des crédits.

La gestion de la stratégie 3 est la responsabilité du PPRR à travers la réalisation des activités principales suivantes :
- La sensibilisation des producteurs à l’utilisation du crédit ;
- la tenue d’ateliers de concertation entre les producteurs, leurs associations et l’IMF
- l’élaboration de compte d’exploitation type et de protocole de crédit par spéculation ;
- la formation des agents de crédit pour l’évaluation du risque et sur les approches de crédit ;’
- appui à la recherche et au développement de produits financiers (épargne, crédit, garantie) ;

Stratégie 4 : Appui à la structuration du secteur de la microfinance

Cette stratégie trouve sa justification eu égard à l’ampleur de la couverture des réseaux mutualistes, à leur présence notable en milieu rural, à leur chance de viabilité à moyen terme et aux ressources du PPRR pouvant servir au renforcement du secteur de la microfinance. Initialement, l’APIFM a été retenue comme partenaire du programme pour ce volet à travers la réalisation des activités spécifiques comme : (i) une recherche sur les taux d’intérêt, (ii) travailler à l’harmonisation et à la consolidation de son système d’information de gestion (SIG), (iii) procéder à une expérimentation de mise en place d’une centrale de risque à un niveau régional, (iv) intensifier ses travaux pour l’analyse, la représentation, et la diffusion des textes légaux, et (v) la vulgarisation auprès des membres des informations, des documents méthodologiques et de son instrumentation. La recherche sur les taux d’intérêt a permis d’identifier dans quelle mesure les taux d’intérêt appliqués par les réseaux IMF membres sont justifiés et les lieux d’amélioration potentielle d’efficience des IMF. Une analyse des coûts composant le taux d’intérêt a été réalisé. Le PPRR poursuivra ses contributions à l’amélioration du secteur de la microfinance dans sa phase 2