SOMMAIRE
La production de miel de Madagascar était de plusieurs milliers de tonnes par an dans les années 1920- 1940. Le miel malgache était autrefois très apprécié en Europe mais faute de système de surveillance sanitaire et en raison de nombreuses fraudes, Madagascar a perdu la majorité de ses parts de marché et les exportations vers l’Union européenne ont été pratiquement stoppées. Actuellement, le miel n’apporte quasiment plus rien à l’économie du pays.
A noter : dans les années 30, la consommation était de 4 kg/pers/an alors qu’aujourd’hui, elle n’est plus que de 500 g/tête/an (source CITE, entretiens auprès des responsables de la division apiculture).
Les principales zones de production sont :
Les produits de collecte sont estimés entre 3000-4000 tonnes par an .
Les parts régionales sur la production totale (cueillette et collecte) sont estimées comme suit :
Les produits du nord ouest et de la côte est sont principalement des produits de cueillette.
Les produits issus de l’apiculture sont le miel et la cire.
Le miel est le principal produit, il est un aliment riche et énergétique. A Madagascar il est utilisé en remplacement du sucre, en thérapie et cosmétologie traditionnelles.
La cire est une sécrétion de l’abeille ouvrière, utilisée comme matériau de construction des rayons de la ruche.
Les sous-produits :
La gelée royale est une substance très riche en facteurs de croissance, en vitamines et en sels minéraux, utile en pharmacie. Chaque ruche en contient quelques ml.
Le pollen : il contient des vitamines B, des protéines et des oligo-éléments (Fe, Cu, S).
Le propolis : substance prélevée par les abeilles au niveau des bourgeons. Le propolis a des vertus antibiotiques.
Le venin de l’abeille : peut être prélevé pour son action thérapeutique.
La prédominance des techniques traditionnelles est encore notable. Les ruches en troncs d’arbre sont exploitées dans toutes les régions notamment sur la côte Est . La région commence à appliquer les techniques modernes (avec le soutien de différents organismes tel que le PPRR). Les ruches utilisées varient d’un tronc d’arbre creux à une ruche moderne à cadres mobiles de type Dadant ou Langstroth en passant par les ruches améliorées. (cf. photo ci-contre : ruche améliorée, transition entre l’apiculture traditionnelle et moderne)
On distingue 4 grandes typologies de techniques pour produire du miel (Source : étude de la filière apiculture en vue du développement de l’exportation, CITE 2004. )
- l’apicueillette qui consiste à aller à la recherche des essaims sauvages et à en extraire le miel
- l’apiculture traditionnelle où la ruche est faite de poterie, de tronc d’arbre creusé, de récipients de récupération ou de caisses
- l’apiculture améliorée utilisant la ruche à barrette qui est la forme améliorée de la ruche traditionnelle en caisse. L’édification des rayons par les abeilles est contrôlée rendant les visites plus faciles.
- l’apiculture moderne qui adopte les ruches à cadres de type Langstroth ou Dadant. Ce type d’exploitation utilise également d’autres matériels apicoles modernes (importés ou de fabrication artisanale), entre autres l’extracteur en inox (photo ci-contre).
L’apiculture est un apport complémentaire d’argent pour la majorité des exploitants et permet d’obtenir un revenu supplémentaire pendant la période de soudure.
En général, dans les régions Analanjirofo et Atsinanana, les apiculteurs exercent d’autres activités : salariat, agriculture vivrières (riz) et de rente (litchi, girofle) et élevage.
Le blocage se situe au niveau des capacités d’investissement qui sont faibles (les matériels apicoles sont chers et ne sont pas à la portée financière de la plupart des paysans).
Le revenu généré par la vente des produits apicoles dépend étroitement du mode de production et du niveau de technicité des exploitations, de l’importance des investissements et de la disponibilité en ressources mellifères (qui conditionnent le rendement mais également de la taille de l’exploitation).
La part représentée dans le revenu global de la vente des produits apicoles est très variable d’une région à une autre et d’une exploitation à une autre.
On estime que la vente de miel représente en général entre 20 à 60 % des revenus globaux des ménages apiculteurs. (Source : étude de la filière apiculture en vue du développement de l’exportation, CITE 2004. )
L’activité pratiquée de façon traditionnelle est difficilement maîtrisée et comporte de nombreuses contraintes : le miel est souvent récolté trop tôt, il contient alors beaucoup d’eau et se conserve difficilement. (Il est difficile de sortir les plaques operculées afin de vérifier la maturité.) De nombreux arbres sont abattus pour arriver à peupler les ruches. Les ruches sont peu entretenues et attaquées par les parasites. Les techniques de récolte utilisées perturbent les colonies. La colonie perd du temps à reconstituer les plaques une fois la récolte passée. Les reines peuvent également être tuées lors des manipulations.
Avec l’apiculture moderne, les charges d’exploitations sont beaucoup plus importantes qu’avec les techniques traditionnelles car il faut faire des investissements considérables. Mais le rendement étant meilleur, le bénéfice au final est plus important.
Dans la région Analanjirofo, les exploitants rencontrent certaines difficultés. Le rendement des ruches modernes est actuellement loin d’être satisfaisant. Ceci est principalement du à la diminution des ressources mellifères de la zone de production et au manque de suivi technique.
Les périodes de récolte suivent les grandes miellées et varient selon les régions.
Sur les régions Analanjirofo et Atsinanana, on récolte les miels de Niaouli, Eucalyptus et baies roses de mars à mai. On récolte le miel de litchi de septembre à novembre.
Calendrier de production
FILIERE MIEL RUCHE MODERNE PPRR
Nombre de cadres : 10 par ruche
Nombre de groupements : 13
Nombre d’apiculteurs : 126 dont 58 femmes
Nombre de ruche : 500
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ACTIVITES |
Janv |
Fév |
Mars |
Avril |
Mai |
Juin |
Juillet |
Aout |
Sept |
Oct |
Nov |
Déc |
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Nettoyage et préparation des ruches |
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Essaimage |
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Pose de hausse |
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Récolte |
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Quantité estimée (kg) |
1 200 |
1 200 |
1 200 |
Commercialisation
- Le marché local
Malgré l’absence de chiffres officiels de production et de consommation, la quantité mise sur le marché est insuffisante pour la demande locale.
Les produits sont amenés sur les marchés des villages par les producteurs pour être vendus soit directement aux consommateurs soit à des collecteurs (intermédiaires ou finaux). Dans la région Analanjirofo, le Centre d’Accès au Marché d’Ampasina Maningory joue un rôle de collecteur. Le CAM collecte le miel, et se charge de le vendre. Il achète le miel des membres de la coopérative et des particuliers à un prix légèrement supérieur à celui du marché. Il se charge ensuite de trouver les acheteurs les plus intéressants. Dans le cas où des bénéfices sont dégagés de la vente, ceux-ci sont redistribués aux membres et servent au développement du CAM.
Ce mode de fonctionnement mis en place par le PPRR permet de réduire les intermédiaires entre le producteur et le client.
Les produits de cueillette, souvent de qualité moindre, sont destinés à des consommateurs peu exigeants, à la fabrication de la cire, aux industries de transformation (confiserie, boulangerie…), à la fabrication de boisson alcoolique traditionnelle (betsabetsa) et aux hydromeleries (mais ces unités ne sont plus légalement autorisées).
Madagascar importe du miel auprès de quelques pays européens. Plus récemment, d’autres pays comme l’Argentine, la Chine ou les Etats-Unis approvisionnent le marché. La quantité de miel importé est passée de 0,635 T en 1999 à 1,505 T en 2002. Le miel importé est principalement vendu auprès des grandes surfaces (Antananarivo et grandes villes). Son coût est nettement plus élevé que les produits locaux.
Interdit d’exportation de miel depuis 1950, Madagascar expédie à l’extérieur de petites quantités à titre d’essai, d’échantillonnage.
Concernant le marché international, il reste beaucoup d’améliorations à faire au niveau de la filière (organisation des acteurs de la filière, mode de production et d’extraction, normes et législations, …) pour retrouver l’ancienne image de marque du miel malgache.
Les acteurs de la filière (source : synthèse miel, CITE)

SCHEMA : PRODUCTION DE MIEL LIQUIDE
Source : CITE 2004
Production
Dans les régions Analanjirofo et Atsinanana, on produit en moyenne 35,5 tonnes de miel par an, ce qui correspond à 5,8 % de la production de miel malgache. La majeure partie provenant des régions Betsileo (Hauts plateaux) et Sofia (Nord-ouest).
Les apiculteurs : ils peuvent être catégorisés selon les techniques et les matériels apicoles utilisés
Ils représentent la majorité des apiculteurs. L’activité se pratique de génération en génération. Les produits sont auto-consommés et pour ceux qui sont proches des marchés une partie des récoltes peut être vendue. Les ruches sont simples (une ou deux colonies par famille). Les paysans investissent peu dans l’activité.
Les ruches sont encore simples, les paysans en possèdent une dizaine (voir plus). Ils font des produits une source de revenu importante. Ils suivent les ruches ( visites de ruches et préventions contre les prédateurs et les ennemis). Ce groupe représente environ 5% des apiculteurs.
Ces apiculteurs utilisent les techniques de ruches à cadres ou à barrettes. Ils sont formés et suivis par des centres de vulgarisation et/ou de formation en techniques apicoles.
Les chasseurs d’essaims (peu dans la région d’Analanjirofo). Ces paysans font la chasse et la domestication des abeilles sauvages dans la forêt. Les essaims sont destinés à être vendus au marché ou à des propriétaires de ruches.
La collecte et le conditionnement
Les collecteurs peuvent être des collecteurs privés ou des agents d’organismes collecteur et d’appui. Le conditionnement en bouteille ou en fût est généralement réalisé par ces collecteurs.
Le conditionnement en pot de 250g –275g –500g est fait par des sociétés telles que : Codal, Avenir de l’Est, Sopral…
Le CAM reprend cette fonction de collecte, il ne conditionne pas encore les produits. Il vend le miel en vrac dans des bouteilles en plastique.
La vente de miel
Vente en vrac (miel en rayon) sur les marchés par les producteurs eux mêmes,
Vente en pot dans les épiceries et grandes surfaces par le détaillants,
Vente ambulante (mise en bouteille plastique de 1l ou 1,5l) par des marchands ou collecteurs.
Vente au CAM en vrac ou en bouteille en plastique
Appui et vulgarisation
La division apiculture du Ministère de l’élevage : elle assure la sensibilisation, la vulgarisation et l’encadrement individuels des apiculteurs.
Certains opérateurs tels que la Société Avenir de l’Est (Tamatave), le CTHT, le PPRR, le PSDR, SAF FJKM, SAGE sensibilisent les paysans à l’utilisation des techniques modernes. Au sein du PPRR, de nombreuses OA Organismes d’appui (OA GLOP, FAFIAL, OACA) sont également en charge de diffuser les techniques d’exploitation et de conseiller les agriculteurs.
Les matériels apicoles peuvent être produits localement (artisanalement) tels les enfumoirs, brosses, ruches Langstroth. La vulgarisation de ce type de ruche est appuyée par la division Apiculture du MAEP.
Les matériels importés sont tout aussi disponibles. Le CTHT, la Pepinière de la Mania, Avenir de l’Est, Mr Gaby Fénérive Est fournissent également matériels et conseille techniquement les apiculteurs.
Appui du PPRR :
Les apiculteurs ont reçu un soutien financier pour l’achat de combinaisons de protection et de matériels (ruches, enfumoirs, lève-cadres…). Ils ont également pu apprendre à manipuler les nouvelles ruches qui offrent de nombreux avantages (entretien facilité, récolte optimisée).
Au total, cinq cent ruches Langstroth ont été introduites et mises à disposition des paysans autour de la forêt de Tampolo. Le PPRR emploie des organismes d’appui (OA) pour aider à peupler les ruches et à gérer le calendrier de production.
De nombreuses initiatives sont mises en oeuvre par le PPRR pour améliorer la qualité et ainsi relancer la filière miel sur le marché extérieur. On insiste sur le traitement post-récolte au Centre d’Accès au Marché (CAM) de Maningory. Le miel est extrait par centrifugation, il est filtré et stocké dans des seaux en plastique alimentaire.
Le CAM est un nouvel acteur dans la région, il doit « faire sa place » parmi les nombreux opérateurs. Les groupements de producteurs doivent avoir confiance en la gestion du CAM. Les quantités vendues sont encore très faibles et ne suffisent pas à fidéliser la clientèle (entreprises, restaurateurs). La promotion du produit n’est pas encore effective.
schema des acteurs ET DES FLUX DE PRODUITS de la filiere miel
region analanjirofo (% estimés)

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ANALANJIROFO/ Ampasina Maningory |
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Eléments historiques |
Dans les années 30 Madagascar aurait exporté entre 30.000 et 50.000 tonnes de miel par an. Depuis 1950, le pays a dû cesser d’exporter pour raisons de fraude sur le produit. |
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Analanjirofo : Activité traditionnelle, peu pratiquée et plutôt masculine, pratiques extensives. De nombreux projets tentent d’intensifier la production de la filière, appui/vulgarisation à l’apiculture moderne (actuellement PPRR). |
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Les différents acteurs |
Analanjirofo : apiculteurs, apicueilleurs, chasseurs d’essaims, collecteurs, CAM, commerçants |
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Les différents niveaux de la filière |
Production, collecte/conditionnement, commercialisation |
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Les différentes techniques utilisées |
Apiculture traditionnelle : 92%, ruches améliorées : 5%, apiculture moderne : 3% Entretien de la ruche |
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Niveau d’équipements moyens |
Ruches traditionnelles (moyenne =3) ou traditionnelle améliorée ou modernes (moyenne = 5). Enfumoir, voile, cire gaufrée, cadres, futs de stockage, de décantation, extracteur en bois ou inox, grilles à reines, attire-essaim |
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Les structures et mode d’organisation des acteurs |
Présence de beaucoup de groupements apicoles (souvent créés pour bénéficier des financements et formations des partenaires), une coopérative KOTAM |
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Main d’œuvre utilisée |
travail individuel, main d’œuvre familiale quand activité importante |
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Les sous-filières en amont |
Matériel apicole , fournisseurs d’essaims, conseils (fournisseurs, centres techniques CTHT, PPRR…) |
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Les sous-filières en aval |
Transport, conditionnement agroalimentaire, commercialisation (exportation) |
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Nombre de cycle d’élevage par an |
2 la plupart du temps (peut aller jusqu’à 3 récoltes si conditions climatiques favorables, souvent les cyclones perturbent les colonies) |
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Pourcentage moyen de ruches peuplées |
Environ 50% (difficultés de peuplement des ruches modernes) |
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Production moyenne de miel / ruche / an |
Apiculture moderne : 15l, apiculture traditionnelle : 2 à 6l |
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Production de sous-produits |
Anecdotique, le PPRR essaie de développer la production de gelée royale, pollen… |
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Inventaire des coûts |
Achat d’essaims, coûts des intrants (cire gaufrée, fils de fer pour cadres, parfois sirop pour nourrir abeilles, bidons ou bouteilles en plastique), transport |
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Coûts de production du litre de miel |
Ruches modernes : 600 Ar. Ruches traditionnelles : 200 Ar. |
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CA moyen / producteur |
20000Ar pour un apicueilleur |
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Production moyenne / apiculteur |
Ampasina Maningory : apiculture moderne : 75l / an. Apiculture traditionnelle : 6 à 18l /an |
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Production totale de miel / an |
Région Analanjirofo : 35,5 T CAM : 187 Kg (2006, 2 récoltes) prévisions supérieures pour 2007 |
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Les différents produits dérivés |
Confiseries, hygiène (gel douche, shampoing, savon), parapharmacie/pharmacie CAM : miel uniquement |
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Marché |
CAM, marchés communaux, marchés régionaux, collecteurs et distributeurs régionaux/nationaux |
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Points critiques
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Capacité d’investissement trop faible et difficulté à se procurer le matériel apicole Production insuffisante, manque de confiance dans le CAM (faible % de vente) |
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Forces |
Absence de maladies contagieuses des abeilles, richesse floristique et étalement des miellées tout au long de l’année, émergence des activités d’appui au développement de l’apiculture (appui technique et financier), production locale de matériels apicoles, actions de reboisement, peu de Fady (interdits, tabous) dans la zone, accès aux marchés (forêt de Tampolo près de la RN 5) |
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Faiblesses |
Faible capacité d’investissement et dotation matérielle, faible technicité (désertion des essaims par ex), filière peu structurée (ex : peu de débouchés par apiculteur, prix peu rémunérateur localement), concurrence des autres activités agricoles, ajout d’eau dans le miel (mauvaise image de marque), packaging de mauvaise qualité, miel non mis en valeur |
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Opportunités |
Forte demande nationale et internationale (miel de litchi, eucalyptus très appréciés), |
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Menaces |
déforestation, pluviosité importante (impact négatif sur la floraison des essences mellifères) concurrence de miels importés et conditionnés, attaques de parasites sur les ruches, destruction de ruches par les cyclones, fuites des colonies, vols |
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Les organismes d’appui |
Ampasina Maningory : PSDR ; CSA, CTHT, PPRR |
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Catégorie |
Caractéristiques |
Contraintes |
Stratégies |
Propositions d’actions |
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OP vulnérable env. 80% des OP
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technique traditionnelle (héritage)
productivité non maîtrisée et faible/ qualité médiocre quelques ruches, peu d’entretien |
incapacité à investir |
apiculture pour revenus monétaires |
Renforcement des groupements apicoles, formations aux techniques de production modernes, promotion de la qualité |
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OP env. 15% des OP
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productivité moyenne ruches modernes + équipements de protection |
faible capacité à investir faible valorisation de la production |
apiculture pour assurer un revenu monétaire, complémentaire aux autres activités agricoles |
Renforcement des groupements apicoles, formations aux techniques de production modernes, promotion de la qualité |
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OP avancée env. 5% des OP
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maîtrise technique, équipements, ruches traditionnelles et ruches modernes (encore faiblement peuplées) utilisation ponctuelle de main d’œuvre familiale |
L’activité assure un revenu mais encore trop faible pour professionnalisation (achat intrants, salarisation)
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Apiculture : une des activités principales revenus de l’activité apicole assure la stabilité de la production |
Continuer les formations aux techniques de production modernes, promotion de la qualité |
Comparaison des revenus générés par l’apiculture traditionnelle et moderne dans les régions Analanjirofo et Atsinanana, zone du PPRR.
| Type de ruche traditionnelle | Ruche en tronc d’arbre |
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Nombre moyen de ruches |
3 ruches |
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Rendement par ruche |
2 à 6 litres/an |
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Coût de production par litre |
200 Ariary |
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Prix moyen du litre |
1400 Ariary |
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Bénéfice annuel |
10000 Ariary (US$ 5,8) |
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Type de ruche moderne |
Ruche Langstroth ou Dadant |
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Nombre moyen de ruches |
5 ruches |
|
Rendement par ruche |
15 litres/an |
|
Coût de production par litre |
600 Ariary |
|
Prix moyen du litre |
2500 Ariary |
|
Bénéfice annuel |
160000 Ariary (US$ 94) |
COMPTE D’EXPLOITATION APICULTURE PPRR
Production par ruche/an : 33 Kg
Nombre de ruche : 40
Production Total : 1320 Kg
Vente au CAM : 3000 Ar le kg
| PRODUITS |
Quantité |
PU (Ar) |
ANNEE |
||||
|
|
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
||
|
% production Total par année d’exercice |
|
60 |
85 |
85 |
100 |
100 |
|
|
Production Total |
|||||||
|
3 000 |
792 |
1 122 |
1 122 |
1 320 |
1 320 |
||
|
TOTAL |
2 376 000 |
3 366 000 |
3 366 000 |
3 960 000 |
3 960 000 |
||
|
|
|||||||
|
CHARGES |
|
||||||
|
Entretien ruche |
40 |
15 000 |
600 000 |
600 000 |
600 000 |
600 000 |
600 000 |
|
Main d’oeuvre récolte |
400 |
1 500 |
600 000 |
600 000 |
600 000 |
600 000 |
600 000 |
|
Transport et divers |
5 |
5 000 |
25 000 |
25 000 |
25 000 |
25 000 |
25 000 |
|
Amortissements |
946 000 |
946 000 |
906 000 |
860 000 |
860 000 |
||
|
TOTAL |
|
|
2 171 000 |
2 171 000 |
2 131 000 |
2 085 000 |
2 085 000 |
|
MARGE (AR) |
205 000 |
1 195 000 |
1 235 000 |
1 875 000 |
1 875 000 |
||
|
MARGE EN % |
9% |
36% |
37% |
47% |
47% |
||
|
MARGE (US $) / GROUPEMENT |
103 |
598 |
618 |
938 |
938 |
||
Arbre de décisions, les problèmes rencontrés :
Un soutien des programmes peut aider à préserver l’environnement. On peut également proposer à ce que les ristournes issues de la collecte et de la commercialisation du miel soient en totalité versées aux communes pour qu’elles puissent les utiliser dans des actions en faveur de l’Environnement.