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Litchi

DRAFT SYNTHESE FILIERE LITCHI - Région Analanjirofo (année 2007)

SOMMAIRE

  1. Acteurs et flux de produits
  2. Profil de la filière
  3. Profil des exploitants de litchi
  4. Compte d’exploitation
  5. Analyse de la filière - Arbre de décision

1. Acteurs et flux de produits

 Introduction  :
Le litchi est cultivé pour ses fruits ; consommés en général crus, ils sont riches en vitamine C et glucides. Le litchi fut introduit à Madagascar par Cossigny en 1764. Le litchi malgache est le plus précoce sur les marchés européens en période de fin d’année. Madagascar est le premier exportateur mondial sur l’Europe.

Six régions produisent du litchi : Tamatave, Mananjara, Manakara, Marontsetra, Taolagnaro (Fort Dauphin), Antseranana (Diego Suarez).

Il est difficile d’évaluer la production de litchis. Néanmoins quelques chiffres ressortent : 25.000 à 35.000 tonnes pour une superficie estimée à 5 750 Ha (AFDI-Drômes, 1994).
La production repose sur la collecte. La campagne a lieu de mi Novembre à Janvier. La zone principale de production exploitée pour le litchi d’exportation est les régions Analanjirofo et Atsinanana avec 95% des volumes exportés en 1992 (Source : X. Fabrègues, 1994) et quasiment 100 % en 1998 (sachant qu’en dehors de quelques envois par avion de Mananjary- Manakary, 100 % des exportations conventionnelles ont été faîtes par bateaux à partir de Toamasina).
La production de litchi concerne 20 000 à 30 000 familles de paysans réparties sur 800 Km le long de la cote Est.
Les plus gros concurrents pour le marché du litchi sont le Brésil, Maurice, la Réunion, l’Australie, le Zimbabwe, la Chine et l’Afrique du Sud.

Les contraintes de production
Les arbres sont dispersés et éloignés d’un centre de collecte, beaucoup de fruits ne sont donc pas récoltés notamment ceux issus de populations naturelles d’arbres . 

Le litchi est un produit périssable qui doit être traité rapidement. Son circuit de collecte est court. Sont récoltées les zones de production accessibles par des collecteurs indépendants ou travaillant pour des opérateurs exportateurs.
L’acheminement des litchis à l’exportateur doit se faire dans les 24h.
(A noter : une organisation de producteurs dans la zone de Brickaville appuyée par LDI contracte directement avec les opérateurs à l’exportation.)
Les infrastructures routières se dégradent, il est difficile d’écouler les produits dont la période de récolte coïncide souvent avec la période des pluies, les petites routes sont à peine praticables.
Les litchis sur la côte Est sont rarement entretenus (X. Fabrègues, 1994).
Au delà de la production fruitière, l’arbre a une fonction sociale et territoriale et ne rentre pas dans une logique purement commerciale et productiviste.

Les problèmes rencontrés sont un manque de transparence du marché : certaines informations ne sont connues que par quelques acteurs, les gros exportateurs.
Manque de capitaux, manque de techniques qui se répercute sur la qualité. Seul le climat permet dans la région un bon développement du litchi, mais il faut le récolter à maturité car sinon il est de mauvaise qualité et se vend difficilement.
L’Etat n’intervient pas sur le marché du litchi.

Depuis 1996, des quotas ont été établis entre exportateurs et importateurs, ce qui permet la régularisation des flux exportés.
Les importateurs servent d’intermédiaires entre les exportateurs et les grandes chaînes de distribution. Ces dernières tentent de supprimer les importateurs qui assurent la mise en bateau, le fret du navire, le dédouanement, et le débarquement. Les importateurs jouent un grand rôle dans la filière : ils instaurent un contrat avec les exportateurs possédant une station aux normes, ils veillent à l’embarquement, ils jouent un rôle au niveau des prix, certains importateurs ont adopté une logistique de transport en commun pour baisser les coûts. Ils se regroupent pour assurer le transport.

Norme :
Un fruit sain, avec un diamètre au minimum de 30mm, résidu de souffre : 250 mg/kg de matière sèche en coque, 10mg dans la pulpe.

Les systèmes de production
(Source : étude faite par le cabinet ATW Consultant pour le projet MAELSP/USAID)
On estime qu’à Madagascar, 80% de la production totale fruitière provient d’arbres qui poussent naturellement sans qu’il y ait d’intervention humaine. 15% de la production provient de plants fruitiers entretenus par des paysans. Ces plants sont cultivés autour des maisons d’habitation ou des villages. Les techniciens du Ministère de l’Agriculture appellent ce type de plantation « culture extensive de type villageoise ». 5% de la production est l’œuvre de producteurs professionnels qui ont pour principale activité la plantation et l’entretien d’arbres fruitiers.

La plupart des plantations de litchis sont soit sauvages, soit de type « plantations villageoises extensives » (Y. Bertin, 1987).

Acteurs clés :
Les producteurs sont planteurs et cueilleurs à la fois. Ils peuvent embaucher de la main d’œuvre saisonnière en période de campagne.
On observe trois types de producteurs :

  1. Petits producteurs possédant quelques pieds de litchis
  2. Producteurs moyens
  3. Grands producteurs possédant un ou plusieurs vergers.

Leur localisation est un point primordial pour la collecte.

Une part importante de la production est vendue sur pied, avant la récolte, aux collecteurs. Ils revendent ensuite aux exportateurs. Soit ils sont organisés, possèdent ou louent leur moyen de transport, soit les exportateurs leur fournissent les véhicules.

L’exportateur est un des acteurs principaux de la filière, il possède un très gros capital par rapport aux autres intervenants. Généralement, le calibrage des fruits, le soufrage, le triage, la mise en carton et la mise en palette se font chez l’exportateur. Le transport jusqu’au port ou jusqu’à l’avion est également pris en charge par celui-ci.
On recense 42 sociétés exportatrices de litchi. (2004), le nombre d’exportateurs augmentent chaque année. Les exportateurs de sont regroupés en une structure : le GEL

Contact : GROUPEMENT DES EXPORTATEURS DE LITCHIS (G.E.L) MADAGASCAR
C/o RAMANANDRAIBE Tél. 261 20 22 205 65 Fax : 261 20 22 205 74

e-mail : chorobert@dts.mg
Exportation S.A.
5, Rue Lieutenant Lubert
B.P. 106 - 501 TOAMASINA
B.P. 6211 - ANTANANARIVO

Le transport des litchis est un facteur clé durant la campagne. Le litchi doit être acheminé très rapidement qu’il parte en frais ou qu’il soit traité. Le choix du transport joue un rôle décisif au niveau des prix.
Des temps de transport ont été calculés par le CTHT pour la campagne de 2000,

  1. 8 à 16h pour arriver à la station de soufrage
  2. 2 à 24h pour arriver au port.

Le litchi malgache est principalement exporté par bateau, sous forme égrené et soufré.

De nombreuses personnes se mobilisent pendant la campagne de litchi, en effet cette période permet à beaucoup de malgaches (locaux ou d’autres régions) d’augmenter leurs revenus.

Pour renouveler les pieds de litchi, certains agriculteurs emploient la technique du marcottage. 

Un système de traçabilité est mis en place depuis plusieurs années.

Vulgarisation :
Le Centre Technique Horticole de Tamatave CTHT, est un acteur majeur sur la filière litchi. Il fournit des plants de litchi et vulgarise les techniques culturales. Il promeut la qualité en formant les paysans à EUREPGAP. Le CTHT possède également un centre de traitement qu’il met à disposition des exportateurs.
Des paysans formateurs et vulgarisateurs enseignent les techniques d’entretien, de fertilisation, etc. (taillage, apport de fumure)
Le Projet d’Appui aux Exportateurs Agricoles PAEA (1996-2002) soutenu par la coopération française, a participé au développement des filières agricoles malgaches. Au sein du PAEA, le PAFL Projet d’Appui à la Filière Litchi a soutenu l’exportation de litchis.
CARE, (Coopérative fore Assistance and Relief Everywhere), assure aussi un financement et aide après les passages de cyclones qui endommagent les pieds de litchi.
Le PPRR intervient depuis 3 ans dans la région pour soutenir les filières agricoles. Concernant la filière litchi, il fait actuellement un travail sur du long terme en se chargeant de renouveler les pieds de litchi. Il fournit des plants de qualité aux agriculteurs, participe aux formations techniques en utilisant des prestataires de service, il se charge également de former les paysans à EUREPGAP pour qu’ils ne se voient pas refuser leur production par manque de soin.

La réussite commerciale d’une campagne d’exportation de litchi dépend de plusieurs paramètres :

  1. un bon choix de date d’ouverture,
  2. une coordination des actions logistiques de la part des importateurs pour éviter un excès d’approvisionnement sur le marché européen.
  3. une concentration des activités sur Tamatave (port commercial de Madagascar) pour pouvoir mieux planifier la campagne.
  4. un respect des critères de qualité (maturité, coloration, diamètre) pour une vente rapide des fruits.

Les importateurs imposent leur prix aux exportateurs pour que le litchi malgache soit compétitif sur le marché européen.

 Litchis : graphique des prix pour Toamasina

source : CITE (Centre d’Information Technique et Economique)
On constate de fortes variations de prix entre campagnes et au sein d’une même année.

SCHEMA DES ACTEURS DE LA FILIERE LITCHI

REGION ANALANJIROFO

SCHEMA DES FLUX DE PRODUITS DE LA FILIERE LITCHI
REGION ANALANJIROFO

2. Profil de la filière

(moyennes établies sur trois districts : Fénérive Est, Vavatenina, Soanierana Ivongo à partir d’enquêtes)

Eléments historiques

Filière d’exportation bien connue des agriculteurs, repose sur la cueillette, de nombreux programmes de soutien.

Les différents acteurs

Les planteurs/cueilleurs, les collecteurs, les exportateurs, les importateurs

Les différents niveau de la filière

Production, transformation, commercialisation

Les différentes techniques utilisées

Marcottage, greffage, taillage, développement de l’irrigation au goutte à goutte (rarement)

Niveau d’équipements moyens

Sommaire, culture fruitière (collecte), équipement d’entretien (taille et marcottage)

Les structures et modes d’organisation des acteurs

Organisations paysannes, groupements de producteurs, coopératives

Main d’œuvre utilisée

Saisonnière, en général familiale

Les sous filières en amont

Formation technique, élaboration de plants de qualité

Les sous filières en aval

Collecte, transport, transformation, exportation

Nombre de campagne par an

Une campagne (novembre-janvier)

Production annuelle

Env. 20 000 tonnes sur la zone de Tamatave

Sous produits

Pulpe de litchi, confiture (marché national)

Inventaire des coûts

  1. coût de production (achat de plants, outillage, formations)

  2. coût des intrants

  3. coût de main d’œuvre

  4. transport pour certains producteurs

Coût de revient/ producteur

25500 Ar. (30 Ar :Coût de production par kilo à pleine maturité)

Rentabilité (VA brute)

654500 Ar

CA moyen par producteur

680000 Ar

Production moyenne par producteur

850kg (nombre de pieds moyen difficile à estimer : env. 5 pieds)

Production totale / an

Rendement : 7,4 T par HA (on estime à 200m2 la surface moyenne par producteur)

Marchés

marché d’exportation principalement, marché national (10%)

Points critiques

Techniques, collecte

Forces

Marché porteur, exportations en hausse

Faiblesses

Organisation forte des collecteurs au détriment des paysans

Opportunités

Les organisations paysannes et l’appui et le soutien du PPRR

Forte demande de l’Europe pour le litchi de qualité

Menaces

Les concurrents internationaux, le respect de la qualité et quantité

Les organismes d’appui

PSDR, PPRR, CTHT

3. Profil des exploitants de litchi

Catégorie 

Caractéristiques

Contraintes

Stratégies

Propositions d’actions

Vulnérable

Quelques pieds

Manque de moyens techniques et financiers, collecteurs

Développement du label équitable, collecte au CAM ou en direct avec l’exportateur.

Formations, renouvellement des pieds de litchi, sensibilisation sur le commerce équitable. Regroupement au sein d’organisations paysannes structurées

A potentiel

Petits vergers

Manque de moyens financiers, collecteurs

Développement du label équitable, collecte au CAM ou en direct avec l’exportateur.

Formations, renouvellement des pieds de litchi
sensibilisation sur le commerce équitable

Avancé

Vergers exploités

Collecteurs

Développement du label équitable, collecte au CAM ou en direct avec l’exportateur.

sensibilisation sur le commerce équitable
amélioration des capacités de négociation auprès des exportateurs

 4. Compte d’exploitation 

Compte d’exploitation filière améliorée sur 1 HA

 LITCHI

culture moderne

 

 

ANNEE 0

ANNEE 1

ANNEE 2

ANNEE 3

ANNEE 4

ANNEE 5

OPERATIONS

UNITE

COUT/U

Nb

VALEUR

Nb

VALEUR

Nb

VALEUR

Nb

VALEUR

Nb

VALEUR

Nb

VALEUR

Installation

defrichage

H/J

1600

20

32000

 

0

 

0

 

0

 

0

 

0

Plantation

piquetage

H/J

1600

20

32000

 

0

 

0

 

0

 

0

 

0

 

trouaison

H/J

1600

3

4800

 

0

 

0

 

0

 

0

 

0

 

rebouchage

H/J

1600

3

4800

 

0

 

0

 

0

 

0

 

0

 

semis

H/J

1600

5

8000

 

0

 

0

 

0

 

0

 

0

 

plantation

H/J

1600

3

4800

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

plants

pièce

200

45

9000

 

0

 

0

 

0

 

0

 

0

entretien

détourage

H/J

1600

 

0

10

16000

10

16000

10

16000

10

16000

10

16000

 

épandage engrais

H/J

1600

 

0

2

3200

3

4800

5

8000

5

8000

5

8000

 

fauchage

H/J

1600

 

0

 

0

10

16000

10

16000

10

16000

10

16000

fertilisation

fumure organique

T

12000

20

240000

 

0

 

0

 

0

 

0

 

0

 

NPK

Kg

1400

150

210000

 

0

75

105000

150

210000

150

210000

150

210000

 

dolomie

T

200000

10

2000000

 

0

 

0

 

0

 

0

 

0

 

urée

Kg

1400

 

0

25

35000

50

70000

100

140000

100

140000

100

140000

récolte

récolte

H/J

1600

 

0

 

0

 

0

10

16000

15

24000

30

48000

 

mise en panier

H/J

1600

 

0

 

0

 

0

5

8000

10

16000

20

32000

 

panier

H/J

1600

 

0

 

0

 

0

6

9600

8

12800

15

24000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHARGES

main d’œuvre

Ar

 

 

86400

 

19200

 

36800

 

73600

 

92800

 

144000

 

intrants

Ar

 

 

2459000

 

35000

 

175000

 

350000

 

350000

 

350000

 

total

Ar

 

 

2545400

 

54200

 

211800

 

423600

 

442800

 

494000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PRODUIT

rendement Ha

T

 

 

0

 

0

 

0

 

5

 

15

 

18

 

total

Ar

 

 

0

 

0

 

0

 

4000000

 

12000000

 

14400000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RESULTAT

 

 

 

 

-2545400

 

-54200

 

-211800

 

3576400

 

11557200

 

13906000

MARGE BRUTE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

89,4%

 

96,3%

 

96,6%

COMPTE D’EXPLOITATION FILIERE AMELIOREE (M Serge Maro)
20 pieds de 8 ans (env. 400kg par pied)

ENTRETIEN

UNITE

COUT/U Ar

NB

VALEUR

Nettoyage

H/J

2000

20

40000

Paillage

H/J

2000

10

20000

Taillage

H/J

2000

30

60000

Arrosage (si sécheresse)

H/J

2000

50

100000

Surveillance

H/J

2000

20

40000

TOTAL

Ar

 

 

260000

RECOLTE

 

 

 

 

Achats (paniers…)

pièce

600

40

24000

Travaux de récolte

H/J

20000

10

200000

Voyages

H/J

10000

5

50000

Feuilles de Ravinala

pièce

20000

5

100000

Location camionette

trajet

400000

5

2000000

Carte rouge, patente, ristourne

Ar

300000

1

300000

TOTAL

Ar

 

 

2674000

VENTE

 

 

 

 

 

Kg

1000

8000

8000000

BENEFICE

Ar

 

 

5066000

5. Analyse de la filière - Arbre de décision

  • Production
    • Terrain
      • Les litchis sur la côte Est ne sont pas entretenus .
      • Au delà de la production fruitière, l’arbre a une fonction sociale et territoriale et ne rentre donc pas dans une logique purement commerciale et productiviste.
    • Intrants
      • Plants
        • L’approvisionnement en plants est insuffisant, les fournisseurs sont peu nombreux.
        • La production de plants par marcotte est mal maîtrisée
      • Protection phytosanitaire
        • Les paysans ont très peu recours aux produits phytopharmaceutiques pour protéger leur culture
        • Ces produits ont un coût élevé
        • Les paysans connaissent peu les ennemis des cultures et les moyens de lutte à mettre en œuvre pour les contrer.
      • Traitement post récolte
        • Non respect des normes EurepGAP chez beaucoup d’exploitants (Bonnes Pratiques Agricoles)
        • La maturité du fruit est quelque fois mal évaluée
      • Productivité
        • Les pieds sont mal entretenus et perdent en rendement. Ils ne sont pas taillés après récolte et montent trop en hauteur, on ne peut pas récolter les hauteurs.
        • Certaines zones sont trop tardives (ex :Anjahambe avec une production fin décembre) pour le marché international
        • Les concurrents performants au niveau quantité et qualité de produit. (Afrique du Sud, Indonésie, Brésil)
        • La fertilisation pour accroître les rendements
  • Commercialisation
    • Système de commercialisation
      • Local
        • Les marchés locaux représentent des volumes très faibles et restent anecdotiques
        • Le prix de vente est très variable d’une année à l’autre et durant une même campagne.
      • International
        • L’importateur fixe son prix
        • Les collecteurs intermédiaires entre le producteur et l’exportateur réduisent le prix d’achat au producteur (augmentation de leurs marges)
        • Les autres pays producteurs sont nombreux, les volumes et la productivité y sont très élevés. La qualité de leurs produits est également reconnue.
    • Le produit
        • Les exigences en matière de qualité sont peu à peu appliquées (EurepGAP)
  • Financement
    • La difficulté des agriculteurs à se constituer un capital
Le litchi équitable de Madagascar  
Filière Litchi
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